Chères paillettes,
Je n’ai pas encore fais de retours et je n’ai pas encore parlé de cette fameuse nuit que j’ai vécu suite à ma visite dans les camps de concentration Auschwitz I, et II.
Mes énergies peinent à remonter. J’ai eu énormément depuis de sensations de flottement, « d’apparitions » et de moments de latence durant mes journées de travail. Certains trouvent que les traits de mon visage ont changés et je le trouve aussi en me comparant à d’autres photos plus anciennes. Je perçois les choses différemment, je pense autrement et anticipe les événements d’une nouvelle manière.
Aujourd’hui, je suis apaisée et j’ai trouvé enfin mes racines, mon histoire tant cachée. J’ai trouvé ma place et je comprends pourquoi je me sens tant à côté de notre société. J’ai de plus en plus envie de voyager et de m’évader du carcan mental que nous impose notre pays. Un esprit ouvert dans un monde de codes n’a pas sa place. Et pourtant paradoxalement j’aime l’art de vivre à la française … Qui demeure très codé. Cela doit être mon soleil en verseau qui aime tout et son contraire avec sa vision trop avant-gardiste.
J’ai appris durant mes voyages de ce mois d’octobre que je voyais juste depuis l’enfance. Que j’étais sur la bonne voie. Enfin à la place. Je me sens aussi entourée des bonnes personnes. Choyée et aimée pour ce que je suis et non pas ce que je peux apporter.
Grâce à ces voyages, j’ai pu en Israël faire les bonnes rencontres pour redevenir moi même. J’ai été surprise de ne pas être rejetée pour ce que je suis malgré le fait que cela ne soit pas accepté. J’ai aussi été acceptée malgré mes tatouages issus de la kabbale. Surnom, invitation pour Chabbat, cours de langue, soutien moral, je me suis sentie la bienvenue avec la sensation d’avoir enfin retrouvé ma famille. Comme si cette cassure depuis tant de décennies était effacée en un instant.
J’avais la sensation d’avoir réparé le vase brisé de ma famille paternelle et maternelle après tant de silences, d’incompréhension et de flou artistique.
Aurore
Lien de ma vidéo « Auschwitz : sur les traces de ma famille »


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